« un an de colère », récit du journaliste de l’AFP qui a couvert le drame des Rohingyas

Rohingya refugees from Myanmar gather around a truck delivering food aid in Ukhia on September 14, 2017. Distribution de nourriture. Ukhia, Bangladesh. 14 septembre 2017. (AFP / Munir Uz Zaman)
Rohingya refugees reach for food aid at the Kutupalong refugee camp in Ukhiya near the Bangladesh-Myanmar border.Distribution d’aide humanitaire. Camp de Kutupalong, Bangladesh. (AFP / Str)

Mais le traumatisme reste vif.

Le jour où je suis revenu du Bangladesh, une Alerte a flashé sur les fils de l’AFP. Les enquêteurs de l’ONU ont déclaré que les généraux au pouvoir en Birmanie devraient être poursuivis pour génocide, rendant ainsi justice aux récits que faisaient les Rohingyas.

Il est peu probable que les généraux voient jamais le décor d’un tribunal. Et même si c’était le cas, un jugement prendrait au minimum une décennie.

Rohingya Muslim refugees wait in line under the rain during a food distribution under at Nayapara refugee camp in Bangladesh's Ukhia district on October 6, 2017.Des réfugiés attendent une distribution de nourriture au camp de Nayapara, au Bangladesh. 6 octobre 2017. (AFP / Fred Dufour)

« Nous disons au monde que nous réclamons justice », m’avait dit deux jours avant Mohammad Hossein pendant la manifestation anniversaire, le visage rayonnant avec un bandana blanc proclamant « Sauvez les Rohingyas ».

J’aimerais que le monde l’entende.