Radicalisation et désengagement : les leçons de la « décennie noire » en Algérie

Pourtant, il va de soi que la plupart de ces « revenants » finiront par sortir de prison et leur expérience derrière les murs aura une incidence certaine sur leur parcours post-carcéral. Aussi un traitement purement punitif sans possibilité de prise de conscience et de réinsertion sociale pour ces jeunes pourrait se révéler contre-productif pour l’ensemble de la société. L’absence de perspective ne ferait que sacraliser un peu plus la haine et attiser la pulsion de mort qui habite une partie de ces jeunes.

L’expérience algérienne est, à cet égard, très éclairante et semble accréditer la possibilité d’un désengagement massif d’acteurs demeurant potentiellement radicaux du point de vue idéologique, mais qui renoncent à l’usage de l’action violente contre leur société.

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