Podcast Beur FM : « Le populisme » en bonne place parmi « les mots piégés du débat républicain »

Il y a parfois des mots qui fâchent. Des mots du vocabulaire politique. Des mots qui vont s’inviter dans la campagne présidentielle. Aujourd’hui,  le mot « populisme»

En partenariat avec Beur FM nous vous proposons un rendez vous hebdomadaire chaque samedi matin à 8h20. Après une séquence consacrée au mot choisi, son étymologie, son histoire, ses différents usages à travers le temps, Pierre Henry, président de France Fraternités dialogue avec Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique.  

Pierre Henry, extrait définition : « Le terme populiste nous vient du latin « populus », le peuple. Le mot fut utilisé de manière contemporaine pour désigner un parti politique américain de la fin du 19e siècle, « Le Parti du peuple », qui affirmait défendre les fermiers, soi disant laissés pour compte par les partis traditionnels. En quoi le populisme est-il dangereux ? Après tout, les populistes souhaitent donner une plus grande importance à la parole du peuple. Intuitivement, cela irait dans le sens de la démocratie… »

Jacqueline Costa-Lascoux, extrait : «  il y a une double critique du populisme, celle de se faire abusivement porte parole du peuple et celle de l’instrumentaliser contre, pour lutter contre une élite dominante. Le problème, c’est que ça repose souvent sur un ressenti de discrimination, d’inégalité. Et c’est comme pour le complotisme. Ça marche parce que ça part de quelque chose qui est vécu comme une série d’injustices. Et voilà, alors le populisme désigne les coupables et ceux du peuple, une victime dans son ensemble. »