La marche de l’extrême droite tourne au fiasco à Liverpool

Au début du mois, nous vivions un moment très difficile en apprenant ce que les fous-furieux d’extrême droite de Génération Identitaire étaient capables de faire. Aujourd’hui, grâce à des bons vieux lads de Liverpool, on a de quoi se moquer un peu de quelques abrutis de l’extrême droite anglaise.

Car il faut le dire, il est de notoriété publique que Liverpool est une des villes les plus antifa d’Europe. Du coup l’ambition de l’English Defence League, groupe d’extrême droite raciste, d’organiser une marche dans la ville le 3 juin dernier, n’était peut-être pas la meilleure idée du monde.

Cela a d’ailleurs très vite tourné au fiasco total pour les militants de l’EDL puisque ces derniers se dénombraient autour de 60 grand maximum et étaient attendus par des centaines d’opposants, assis pacifiquement pour leur empêcher l’accès au centre de la ville sur l’appel de l’UAF (Unite Against Facism), un appel relayé par plusieurs syndicats. Et répétant les slogans : “Nazi scum off our streets” et “Get out of Liverpool”, plutôt explicites.

D’après les récits (souvent très ironiques) des quelques journalistes relatant les faits, les 60 militants des l’EDL annoncés à la police étaient réunis au Lord Walton pub comme il se doit pour préparer une manif d’extrême droite. 57 seulement vont en sortir pour prendre part à la marche, les trois derniers étant peut-être trop saouls pour pouvoir les suivre.

Cette marche n’a donc finalement pas pu avoir lieu devant l’importante mobilisation des citoyens de Liverpool, et la police n’a pu qu’escorter les militants de l’EDL en dehors de Lime Street afin de les protéger.

C’est alors que la magie a opéré. Escortés par la police, les slogans racistes et haineux de l’EDL ont été couvert par les hauts-parleurs des opposants qui diffusaient à fond le générique de Benny Hill, donnant un aspect cocasse à tout cela !

>> Vidéo à voir ici 

Quelques jours plus tôt, à Manchester l’EDL avait déjà tenté de parasiter les commémorations d’une ville endeuillée, tentant de rajouter de l’huile sur le feu et provoquer des tensions communautaires à un moment où l’unité et l’amour sont la meilleure des réponses au terrorisme.

Publié le 06/06/2017, par Jean Morel, sur Novaplanet.