Engagement associatif : « j’ai plus appris que sur les bancs de la fac »

Témoignage – Déçue par l’université, j’ai démultiplié les actions bénévoles à côté. Ces expériences d’engagement associatif m’ont bien plus appris que les cours de psycho.

auto portrait publié sur le site positiv.fr le 15 10 2019 dans le cadre d’un partenariat avec la ZEP (Zone d’Expression Prioritaire)

J’ai commencé ma première année de licence en psycho à la fac de Rennes avec la conviction que j’allais y faire l’essentiel de ma formation intellectuelle. Mais une fois en études supérieures, ça a été la douche froide. Alors pour pallier à la vacuité de mes études, j’ai passé mon temps libre à nourrir ma curiosité ailleurs et à m’engager dans des assos.

Au lycée, lorsqu’il a fallu choisir sa voie, l’idée de devenir psychologue m’était apparue comme un éclair de génie : j’adorais les confidences, j’étais très empathique et surtout, je voulais aider les autres. J’espérais secrètement enlever toute la peine des gens et je me rêvais comme celle qui les sauverait de leurs souffrances. C’était naïf et présomptueux, mais j’attendais de mon travail qu’il ait un impact concret. Et comme je déteste faire les choses à moitié, j’envisageais déjà de m’investir dans des associations pour mettre mes qualités humaines à profit. J’attendais juste le début de l’université pour avoir du temps à y consacrer et en L1, dès que la fac a commencé, j’ai sauté sur la première opportunité.

Avant le début d’un de mes cours, des bénévoles de l’AFEV (Association de la Fondation Étudiante pour la Ville) nous ont présenté la structure. Quelques semaines plus tard, je rencontrais la jeune fille avec qui j’allais mener des activités extra-scolaires pendant l’année. M’investir à ses côtés me permettait de canaliser mon besoin d’être hyperactive et en même temps, d’acquérir de nouvelles compétences. Il fallait que je sois créative chaque semaine pour lui proposer des jeux différents, que j’établisse une relation de confiance avec elle, que je m’organise correctement… J’avais la sensation de dépenser mon temps libre intelligemment et c’était important pour moi d’avoir un sentiment d’accomplissement.

J’avais fantasmé les études supérieures

En parallèle, les cours ponctuaient mon quotidien. Les premiers mois, j’ai découvert la vie étudiante et j’étais excitée d’apprendre des notions qui étaient toutes nouvelles pour moi. Et puis le temps s’est écoulé… et tout m’a paru moins rose. J’ai connu une véritable désillusion vis-à-vis de l’université. Avant d’entrer à la fac, j’étais tellement sûre de mon projet pro et je fantasmais tellement les études supérieures, que je suis restée dans le déni un petit moment avant de réaliser que j’étais pas épanouie.