Cinq questions sur la “charte des principes” de l’islam de France adoptée par le CFCM

“Si certains ne signent pas cette charte, nous en tirerons les conséquences”, avait averti le chef de l’Etat, qui avait accentué sa pression sur les représentants musulmans après les attentats contre Samuel Paty mi-octobre et dans la basilique de Nice moins de deux semaines plus tard.

Quelles sont les réactions ?
Sans surprise, l’Elysée s’est félicité lundi de la signature de ce texte. Cette charte est “un engagement net, clair et précis en faveur de la République”, selon Emmanuel Macron. Ce texte marque aussi “une étape extrêmement importante” en permettant “une clarification de l’organisation du culte musulman”, a précisé, selon l’Elysée, le président au cours d’une réunion avec les responsables du CFCM à l’Elysée.

“Je ne vais pas faire la fine bouche”, a de son côté réagi Marine Le Pen, patronne du Rassemblement national (RN), dimanche sur BFMTV. “Tout ce qui va dans le sens de l’investissement d’un certain nombre de responsables religieux dans le respect de la loi de la République, ça me paraît positif”.

“C’est dommage que le CFCM produise ce texte sous la pression politique, alors qu’il aurait dû prendre l’initiative par lui-même”, a pour sa part estimé Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux, théologien, dimanche au micro de franceinfo. Le CFCM aurait dû “déclarer, théologiquement parlant, la compatibilité des valeurs de l’islam avec les lois de la République. C’est dommage, et il y a toujours cette pression des politiques qui force”.

voir la réaction du président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohammed Moussaoui publiée sur le site lefigaro.fr, le  18 01 2021