Tahar Ben Jelloun réalise les vitraux d’un église en s’inspirant des trois religions monothéistes

Ces vitraux de couleurs «rappelant aussi bien la Loire que la Méditerranée» donneront peut-être à cette église modeste «une présence plus vive, plus ouverte», entrevoit-il.

Réhabiliter l’Islam en tant que religion de paix

Le prêtre représentant de l’évêché adhère au projet et lors de sa rencontre avec l’écrivain franco-marocain lui demande «de faire entrer cette lumière dans cette demeure de paix (…) et d’écrire quelques mots en lettres arabes, en hébreu et en caractères latins.»

Pour Tahar Ben Jelloun, le symbole que revêt la création de ces vitraux est d’autant plus nécessaire qu’en «ces temps troubles où l’Islam est détourné et associé à une entreprise criminelle, il est important qu’un artiste de culture musulmane puisse inviter la lumière à éclairer les esprits qui entrent dans ce lieu pour prier ou pour méditer.»

Son crédo, il l’écrit donc en arabe sur les vitraux de l’église: «paix et lumière», afin de traduire sa croyance profonde «en la spiritualité d’où qu’elle vienne.»

Car pour lui, «elle nous montre souvent le chemin et nous empêche de nous perdre dans le bruit et l’agitation d’un monde qui oublie ce qu’il y a d’humain pour aller puiser le mensonge dans l’apparence et le factice.»

Et de conclure dans un beau cri du cœur, «mon espoir est de servir la paix des cœurs et des âmes en introduisant un peu de joie et même de fantaisie en un lieu de prière»…

… et dans une ultime prière: «Puisse cette initiative rendre cette petite église plus grande, plus complice de la Loire qui lui arrive de monter et déposer son eau à sa porte. Des vitraux qui vivent grâce à la lumière qui danse ne peuvent qu’ajouter de l’esprit joyeux à une spiritualité qui rend les gens heureux dans la maison de Dieu.»

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