Yann Leroux, lui, doute d’une responsabilité majeure des plateformes : «C’est d’abord lié à ce besoin qu’on a d’être en relation, quel que soit le type de relation. S’il faut ajouter un tiers là-dedans, je crois que les Etats ont un rôle d’éducation à jouer.» En attendant, on peut aussi rêver, sans trop y croire, à une prise de conscience collective. Jon Ronson finit son livre ainsi : «La chose formidable avec les réseaux sociaux, c’était qu’ils ont donné une voix à ceux qui n’en avaient pas. Ne les transformons pas en un monde où le meilleur moyen de survivre est de redevenir silencieux.»
Lynchages en réseaux sur la place publique numérique

Novembre 2017, à Paris, les organisations féministes, partis de gauche (PCF, NPA, LO) et syndicats lors du défilé pour dénoncer les violences subies par les femmes. Photo Cyril Zannettacci