Guy Béart, le maître discret

Guy Béart

Un des maîtres de la chanson française

Guy Béart, de son vrai nom Béhar, est né au Caire en 1930. Il suit les cours de l’École nationale de musique à Paris, tout en intégrant l’École nationale des ponts et chaussées. Il réalise son premier disque, épaulé par Boris Vian, après avoir écumé les cabarets de la Rive gauche (La Colombe ou Les Trois Baudets) et écrit pour Patachou et Juliette Gréco. En 1958, sa chanson L’Eau vive, écrite pour le film éponyme, connaît un éclatant succès populaire. Délaissé par les maisons de disques qui se tournent désormais vers les yéyés, il monte en 1963 son propre label. À partir de 1966, il devient animateur de son émission télévisée Bienvenue chez Guy Béart. Mais Guy Béart n’oublie pas ses premiers amours, la chanson et sort de nombreux disques. Tout aussi prolixe dans les années 70-80, il se consacre aussi à la littérature avec L’Espérance folle, qui obtient le Prix Balzac en 1987. Après une longue absence, Guy Béart sort un nouvel album Le meilleur des mondes en 2010. Cinq ans plus tard, il offre un dernier concert à l’Olympia, avec Julien Clerc et sa fille Emmanuelle Béart. Auteur, compositeur, interprète, Guy Béart appartient au panthéon des maîtres de la chanson française.

 

Raconté par Bruno Gaccio

Issu d’une famille italienne, Bruno Gaccio monte à Paris où il se produit comme auteur et interprète pour le café-théâtre pendant quatre ans. Remarqué dans l’émission Le Petit Théâtre de Bouvard, il devient acteur dans Vive les femmes ! (1983) et scénariste dans Une journée chez sa mère (1992). Fort de ce succès, cette même année, il entre à Canal+ en qualité de coauteur des Guignols de l’info. À partir de 1996, il succède à Antoine de Caunes dans Nulle part ailleurs où il propose une chronique sous la forme d’un monologue humoristique. Au fil du temps, il occupe différents postes au sein de Canal+ comme celui de directeur de l’écriture des fictions françaises, directeur des mini-fictions. En parallèle de ses activités, il écrit plusieurs spectacles pour, entre autres, Charlotte de Turckheim ou Patrick Timsit. En 2007, Bruno Gaccio quitte les marionnettes de Canal+ mais garde ses fonctions au sein de la chaîne. En 2012, il cofonde le collectif Roosevelt qui propose 15 réformes dans le domaine de l’économie, du social et de l’environnement suivi, un an plus tard, par le lancement du parti Nouvelle Donne…