Diplomatie : « La question des droits de l’homme ne peut être rangée dans un tiroir classé “humanitaire” »

Mais la jurisprudence Clinton n’est pas toujours aussi simple à mettre en pratique. Peut-on à la fois parler de pratiques « génocidaires » au Xinjiang, comme l’a fait Biden, et accepter que les Etats-Unis participent l’an prochain aux Jeux olympiques d’hiver en Chine ?

L’expérience des relations avec Moscou et Pékin livrerait au moins une leçon. Il ne faut jamais se taire sur les droits de l’homme. Parce que les régimes autocratiques sont plus sensibles qu’on ne l’imagine à la critique extérieure – mais on ne l’apprend que plus tard.

Alain Frachon (éditorialiste au « Monde »)