En défense de (toutes) nos langues maternelles

Car la transmission de la langue maternelle est fondamentale pour transmettre à nos enfants le lien qui les lie à nos familles, à nos pays d’origine, à nos cultures, à nos religions. Cela participe de leur construction psychique, identitaire et intellectuelle, de la confiance qu’ils ont/auront en eux. En réalité, la transmission de nos langues maternelles participe à lier nos enfants à nous.

Il ne faut pas se laisser déposséder de l’éducation de nos enfants, il faut s’organiser politiquement pour réfléchir aux meilleurs moyens de leur transmettre nos langues, y compris quand nous ne les parlons pas ou plus nous-mêmes.

C’est l’une des questions qui seront travaillées en atelier lors des « États Généraux des Familles, contre les discriminations à l’école » (link is external) qui auront lieu à Montreuil le 24 mai.

Par Fatima Ouassak, politologue, coordinatrice du réseau Genre/Classe/Race, elle a co-fondé le Front de mères avec Diariatou Kebe.

Propos recueillis par Alice Maruani. Publié le 23/05/2017 sur StreetPress.