« De ‘bougnoule’ à ‘racisé’, chronique d’un racisme ordinaire »

« Ma couleur de peau n’est pas un métier. Mon arabité n’est pas un étendard »
Après avoir reçu en pleine face les « bougnoule rentre chez toi », puis les « tu es bien intégré » et « chez toi, là-bas, c’est joli », après avoir subi les « Arabe de service » et autres « collabeur », la plupart des attaques racistes surgissent aujourd’hui de cette gauche racialiste. Je suis censé être un « racisé ». Si des personnes, obsédées de la « race », masochistes de l’auto-discrimination, identitaires et chouineuses, se reconnaissent dans ce terme raciste, libre à elles. Pour ma part, je refuse d’être considéré comme une victime éternelle. Je refuse que mes origines conditionnent ce que j’aspire à être. Ma couleur de peau n’est pas un métier. Mon arabité n’est pas un étendard. Je suis Français, point. Je continuerai à lutter contre l’extrême droite nationaliste, contre l’extrême droite musulmane et la gauche racialiste. Tous veulent nous essentialiser et nous réduire à ce qu’ils veulent que nous soyons : des bons petits « musulmans », hier « Arabes ».

« Racailles à renvoyer chez elles » pour les uns, victimes éternelles à défendre pour les autres, jamais pleinement Français pour tous. Telle est la chronique du racisme ordinaire racontée par un « Arabe » au service de son pays, la France.