Tony Gatlif, cinéaste fraternel. Interview du réalisateur de “Djam” qui sort en salle cette semaine

Tony Gatlif est un réalisateur à part. Par sa filmographie, “les princes”, “Je suis né d’une cigogne”, “Géronimo” pour ne citer que quelques uns de ses films parmi les plus marquants. Par ses origines, il est né d’un père kabyle et d’une mère gitane. Par son histoire, élevé en Algérie, il est  arrivée en France pendant la guerre d’indépendance. Invité sur France Inter à l’occasion de la sortie en salles de son film “Djam”, une histoire fraternelle entre une jeune grecque et une jeune française “de banlieue”,  il parle “exil”, “réfugiés”, “banlieue”, “”pieds noirs”,”musique”, évidemment.  Soit beaucoup de thèmes qui nous sont familiers.  A écouter.” FF

 Tony Gatlif en studio ce vendredi 4 août 2017

 

Tony Gatlif en studio ce vendredi 4 août 2017 © Radio France / capture d’cran

Le cinéaste Tony Gatlif raconte la naissance de Djam, film qui sort en salle ce mois-ci. Djam, c’est initialement raconter l’histoire de réfugiés entre la Grèce et la Turquie, mais pour Tony Gatlif, c’est aussi devenu une façon de raconter l’actualité.

Le cinéaste déplore une actualité “douloureuse” et très absente des films contemporains. Lui a alors décidé de parler de la crise économique grecque, du Bataclan, des jeunes partis en Syrie, des réfugiés.

Cette question de l’exil, dont Djam tire son origine, a profondément marqué Tony Gatlif, témoin de deux exils dans sa vie : celui des Pieds-noirs d’Alger, alors qu’il était enfant, cireur de chaussures, dans la ville algérienne, et celui des travailleurs qui émigraient en France.