Pourquoi je suis sorti de “l’islam des quartiers”

Depuis j’ai décidé, par fidélité à mon ambition de départ – à savoir ne pas suivre les hommes mais plutôt à chercher moi-même un comportement éthique grâce aux grands hommes à qui j’aurais moi-même donné une légitimité, de ne plus faire partie d’aucun « camps » qui diviserait les Hommes.

Dans ma quête je n’ai plus de « limites », plus de barreaux, plus d’interdits à-priori sans retours d’expérience, plus de compte à rendre, plus de pression, plus de règles illogiques qui alimentent les frustrations. Je me réclame de toutes les sagesses d’où qu’elles viennent tant qu’elles parlent à mon âme. Je peux prendre des sagesses du Coran comme de la Bible, de Maimonide comme de Nieztche, de l’Avesta comme du Mahabharata, de la Torah comme de Spinoza, de Ibn Sina comme de Voltaire etc..

Je n’ai pas d’amertume envers l’Islam, au contraire, j’ai une tendresse et un amour intuitif pour cet religion de mon enfance. Et puis j’ai compris que l’islam que j’ai pratiqué n’est pas l’Islam mais c’est un islam particulier issu de l’impérialisme religieux de pétro-monarchies qui font « commerce » de la misère sociale et éducative en banlieue française, commerce de la colère et de la frustration légitime qui y siège. Moi je n’ai été qu’un « dommage collatéral » de ces politiques cyniques et du laisser faire des gouvernements de mon pays.

En réalité L’Islam possède beaucoup de richesses que je n’ai découvert que plus tard avec un émerveillement qui a réenchanté mon cœur et mon âme de croyant. Cela m’a donné envie de partager ces trouvailles que je n’ai pas vu, moi, assez tôt pour éviter de perdre du temps avec « L’Islam des quartiers », pour éviter de perdre du temps à enfermé mon cœur et mon âme dans une spiritualité qui sent le renfermé.

Aujourd’hui je garde une forte affection pour L’Islam et pour les cultures dont cette religion est issue mais si je pouvais parler au gamin que j’étais, je lui dirai de ne jamais être le fils d’un seul livre, même si pour moi on est tous les fils d’un seul Dieu qu’il soit le « surhomme » de Nieztche ou le barbu anthropomorphique des monothéismes.

Récit de ma jeunesse

Cyril CHEVROT.

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