Paris-Match dans le 9.3 : droit de réponse de l’association Pierre de lune

Une asymétrie humiliante

Le procédé sera le même pour Hawa, Bintilly et Wodiouma dont les prénoms seront écorchés ou carrément remplacés par des surnoms tout au long de l’article. La rigueur journalistique exige pourtant des auteurs qu’ils s’assurent de l’orthographe des sujets qui témoignent. Quand les « bobos » sont nommés par leur nom, prénom, à grand renfort de curriculum vitae, les nôtres sont invisibilisés, réduits à leur état de racisés, bons au travail de bête de somme , à « porter des sacs » . Ce qui est occulté c’est le travail associatif titanesque, ce sont les ressources essentielles mobilisées et mises en œuvre en faveur de ce genre d’opération. Quand Thibault « initie des ponts numériques », Diane et Elisa « font appel à leurs réseaux » tandis que les nôtres « se laissent gentiment rackettés » . Qu’est ce qui justifie cette différence de traitement ?