Nantes. « Personne à la rue ! » demande des solutions immédiates pour les mal-logés et les sans-abri

Face à la saturation inédite des dispositifs d’hébergement et à la reprise des expulsions, l’inter-collectif nantais « Personne à la rue ! » alerte les autorités et la société civile sur la gravité de la situation afin que des réponses soient apportées immédiatement aux besoins. L’ inter-collectif qui réunit une quarantaine d’associations et d’organisations syndicales (dont le collectif des Hébergeurs solidaires de Nantes et alentours, l’intersyndicale 44, Attac, l’Autre cantine, etc.) avait appelé à une manifestation devant la préfecture hier après-midi. 

article et reportage publiés sur le site france3-regions.francetvinfo.fr, le 25 08 2020

 Des solutions immédiates pour les mal-logés et les sans-abri.

Le collectif “personne à la rue !” souhaite la bienvenue à sa manière au nouveau préfet de la Loire-Atlantique, Didier Martin, espérant qu’il sera soucieux de faire appliquer le droit au logement, plus que son prédécesseur ! Au milieu des touristes souvent attentifs à la problématique, il a déroulé sa banderole sur le flanc du pachyderme mécanique !
Annie Richard, porte-parole du collectif, estime dénombrer au moins 600 personnes en errance dans la métropole de Nantes. “Ce sont des personnes qu’on chasse d’un endroit et qui se posent dans un autre. Au moment de la canicule on a expulsé 120 familles, durant 3 jours ces personnes se sont installées au bord des routes, sans eau, le temps de retrouver un autre lieu d’accueil qui sera encore provisoire”.
“Le nouveau préfet va devoir tenir compte de la réalité et pas s’en tenir aux chiffres officiels, 2000 personnes ont besoin d’un abri ou d’un logement”.

L’inter-collectif “personne à la rue”avait détaillé les raisons de sa mobilisation sur la plateforme blogs.mediapart.fr  le 20 08 2020

“Après la fin de l’état d’urgence le 10 juillet mettant fin à la trêve des expulsions dans un contexte de saturation des dispositifs d’hébergement, la situation des personnes à la rue et en habitat précaire sur la Métropole Nantaise est extrêmement préoccupante :

110 personnes : femmes isolées, femmes enceintes, femmes avec enfants et nourrissons, sont mises à l’abri par l’Autre Cantine dans la « Maison de familles » et à la Maison du Peuple ;

20 Mineurs Non Accompagnés en recours sont soit à la rue, soit risquent de l’être, les squats et les hébergements solidaires étant déjà saturés.

200 personnes sont réfugiées dans d’autres squats, tous menacés d’expulsion

Les locataires les plus fragiles ont de plus en plus de mal à payer leurs loyers, et une vague d’expulsions locatives se profile.