« Maison région solidaire », le premier centre d’hébergement pour les SDF du métro

Malakoff, décembre 2018. C’est l’association Alteralia qui œuvre dans l’ancienne tour de l’Insee, reconvertie en centre d’hébergement de demandeurs d’asile. LP/E.D.
Malakoff, décembre 2018. C’est l’association Alteralia qui œuvre dans l’ancienne tour de l’Insee, reconvertie en centre d’hébergement de demandeurs d’asile. LP/E.D.  

A Clichy, le maire (DVD) Rémi Muzeau a donc donné son feu vert au projet. « Il y a 123 villes de petite couronne au sein du Grand Paris. Si chacune d’elle acceptait de jouer la carte de la solidarité, il n’y aurait plus personne dehors et sous le périphérique », estime-t-il.

Des garanties sur la sécurité

Le site accueillera les demandeurs d’asile pour une période d’environ six mois, qui correspond au délai d’instruction des dossiers. « Il s’agit de personnes qui sont déjà dans un parcours administratif et d’insertion et qui ont pleinement conscience des enjeux », explique Christophe Auger, directeur général d’Alteralia. Et de rassurer : « Le site sera doté de son propre PC sécurité avec vidéo protection et six agents en permanence. Pour rentrer, les personnes auront besoin d’un badge ».

« La volonté de l’Etat est de répartir équitablement les centres d’accueil »

Une quinzaine de travailleurs sociaux accompagneront les demandeurs d’asile dans leurs démarches. « Le centre va développer des activités comme des jardins partagés », explique Vincent Berton, secrétaire général de la préfecture, soulignant que le terrain de l’Etat « n’a pas de vis-à-vis direct, ni de voisinage direct » et que le projet « va contribuer à sécuriser la zone ».

Ce centre de Clichy portera à 1600 le nombre de places d’accueil dédiées aux demandeurs d’asile dans les Hauts-de-Seine, répartis sur onze communes : Anthony, Malakoff, Montrouge, Vanves, Meudon, Clamart, Boulogne, Nanterre, Gennevilliers, Bourg-la-Reine et donc Clichy.

« La volonté de l’Etat est de répartir équitablement les centres d’accueil sur l’ensemble du territoire », insiste Vincent Berton. Cette recherche d’équité et de transparence permet d’obtenir l’adhésion des maires ».