Coronavirus : une usine de fabrication de masques ouvrira début mai au Blanc-Mesnil

Le groupe chinois Eurasia a décidé d’implanter une usine de fabrication de masques chirurgicaux au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Elle pourra produire 500 000 masques par jour.
article par Hajera Mohammad, publié sur le site francebleu.fr, le 21 04 2020

C’est devenu une priorité pour toutes les collectivités : s’équiper en masques de protection pour protéger la population du Covid-19, surtout pour préparer le déconfinement annoncé le 11 mai. En Île-de-France, Valérie Pécresse, la présidente (Libres !) du conseil régional avait annoncé il y a quelques semaines sa volonté de relancer la production sur le territoire. L’appel a, semble-t-il, été entendu par le groupe chinois Eurasia qui a décidé d’implanter une usine pour fabriquer des masques au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis.

500 000 masques par jour
C’est le maire de la commune, Thierry Meignen (Libres !) qui l’annonce lui-même, dans une vidéo publiée sur son compte twitter, ce mardi 21 avril, et tournée dans les anciens entrepôts qui vont accueillir cette usine. “Elle sera construite dans un temps record”, explique l’élu qui prévoit une mise en service “début mai” pour “ravitailler” toute l’Île-de-France. Sur le site, “500 000 masques pourront être produits par jour”.

Deux ingénieurs chinois attendus
Les entrepôts en question sont en réalité d’anciennes halles utilisées dans le passé par Gustave Eiffel. Une des halles de 2 500 mètres carrés sera utilisée pour y implanter la nouvelle usine.” Mais il y a une possibilité d’extension pour atteindre les 5 000 mètres carrés et produire alors jusqu’à 1 million de masques par jour”, précise Thierry Meignen. Les premières machines doivent être livrées la semaine prochaine et deux ingénieurs chinois sont également attendus pour former la quinzaine de salariés qui seront recrutés.

Une quinzaine d’emplois
Le maire salue l’investissement financier du groupe Eurasia, côté en bourse, et déjà bien implanté dans la ville. En revanche, aucune précision n’est donnée sur le montant de cet investissement. “La région va suivre à un niveau important”, assure seulement l’élu. Aucune garantie officielle non plus pour l’instant sur le recrutement des salariés : les emplois seront-ils réservés à la population locale ? Thierry Meignen assure l’avoir demandé au patron du groupe chinois.

Valérie Pécresse a également annoncé, il y a quelques jours, l’implantation d’une entreprise japonaise, spécialisée dans la fabrication de masques, d’ici le mois d’octobre, en Seine-et-Marne.