Chine. Une exposition compare des Africains à des animaux

Après les plaintes de la communauté africaine en Chine, un musée à Hubei a dû retirer une série de photographies plaçant côte à côte des clichés d’enfants et d’adultes noirs, et d’animaux. Cet incident raciste n’est pas une première en Chine.

 Article publié par Courrier international, le 15 octobre

“C’est triste de constater que malgré l’intensification des relations économiques entre Chinois et Africains, il y a encore clairement autant de racisme et de manque de compréhension culturelle” a déclaré à Quartz un Ghanéen étudiant en Chine.

133 000 visiteurs

Le musée a dû retirer les photos à la suite de plaintes provenant de la communauté africaine vivant en Chine. L’organisateur de l’exposition, qui a accueilli 133 000 personnes, a expliqué au site d’informations américain qu’il “comprenait pleinement” le problème.

“La plupart des visiteurs sont chinois. Dans les représentations esthétiques chinoises, comparer les gens aux animaux n’est pas offensant” a-t-il essayé de se justifier. Il a ajouté pour défendre le travail du photographe chinois, un homme d’affaires qui s’est souvent rendu en Afrique, que le but de l’exposition était de “rappeler aux gens que nous ne devrions pas oublier d’où nous venons”.

Quartz rappelle que ce n’est pas la première fois que des incidents racistes à l’encontre d’Africains ont lieu en Chine. WeChat, l’application mobile de messagerie du géant chinois Tencent, a dû s’excuser il y a quelques jours pour avoir traduit “étrangers noirs” en “nègres” en anglais.

L’an dernier, une entreprise chinoise avait diffusé à la télévision une publicité dans laquelle un homme noir ressortait d’une machine à laver en homme asiatique après l’utilisation d’un puissant détergent.

Source: Quartz NewYork : Ce site d’information économique a été lancé en 2012 par le groupe de l’hebdomadaire The Atlantic. Destiné aux décideurs du monde des affaires, il a été conçu avant tout pour être consulté sur une tablette ou un smartphone. En 2014, il a lancé Quartz India, une édition indienne, puis, l’année suivante, Quartz Africa. La rédaction compte environ 70 journalistes, dont des anciens du Wall Street Journal, de The Economist et du New York Times.

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