Allemagne, France, Grèce… L’extrême droite gagne du terrain en Europe

Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un parti d’extrême droite allemand, l’AfD, a fait son entrée au Parlement allemand avec 13 % des voix lors de la dernière élection. Comme dans d’autres pays européens, les idées radicales qu’il défend progressent dans la société allemande.

De plus en plus de voix

Selon les résultats d’élections compilés par Le Figaro depuis 2001, de nombreux pays d’Europe voient la présence des partis d’extrême droite s’intensifier. C’est le cas en Pologne, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Italie, en Grèce… La France n’est pas épargnée : alors que le FN recueillait 1,08 % des votes aux élections municipales de 2008, il a obtenu presque 34 % des voix au second tour de la dernière présidentielle. L’Autriche est le pays qui a les plus gros scores européens, avec le FPÖ, qui a rassemblé 46 % des voix à l’élection présidentielle de 2016. Peu de pays échappent à ce courant. Au Portugal, en Espagne et en Irlande, ces partis représentent moins de 1 % des votes.

AfD, FN, etc. Tous les mêmes ?

Tous les partis d’extrême droite n’ont pas la même histoire et ne revendiquent pas exactement les mêmes idées. Certains sont jeunes, comme l’AfD, et d’autres historiques. Néanmoins, la plupart veulent défendre des valeurs qu’ils qualifient de « nationales » ou « traditionnelles ». Ils souhaitent exercer un pouvoir autoritaire. Ils luttent également contre l’immigration, rejettent l’islam et bien souvent veulent sortir de l’Union européenne. Une forme de violence est associée aux plus radicaux d’entre eux.

Quelles sont les causes de cette montée en puissance ?

Plusieurs explications sont avancées : la crise économique, l’arrivée massive de migrants en Europe et la peur du terrorisme pourraient être à l’origine des scores des partis d’extrême droite. Les pays où l’extrême droite est peu représentée n’ont pourtant pas été épargnés par ces trois phénomènes. L’histoire nationale peut aussi être un facteur favorisant ces partis.

Le renforcement de l’extrême droite ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe. D’autres pays, comme les États-Unis ou l’Inde, ne sont pas épargnés.

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