Une cordée 100% féminine du 93 à l’assaut du Kilimandjaro

Le 18 juin prochain, Rayanne, Nourayat, Ryme, Widad, Imène, Aché, Abir, Selsabile, sept jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans et toutes originaires de Seine-Saint-Denis, s’envoleront pour la Tanzanie avec un objectif clair : atteindre le sommet du Kilimandjaro. Le point le plus haut de l’Afrique culmine à 5 895 m.
article par Nadir Dendoune publié sur le site lecourrierdelatlas.com  le 01 06 2022

A l’origine de cette initiative, l’association Apart, basée à Tremblay-en-France (93290), née au début des années 2000 a pour mission d’accompagner la jeunesse du département à l’insertion sociale et professionnelle grâce à différentes actions.

Depuis 2016, Apart organise des treks, aussi bien en France qu’à l’étranger. Il y a six ans, un groupe de Seine-Saint-Denis, composé à la fois de filles et de garçons, était allé au Népal gravir le Kala Patthar (5 643 m).

« Sur le principe, la mixité nous va très bien, mais on s’est rendu compte qu’avec certaines filles, surtout pour une première expérience, surtout en Seine-Saint-Denis, où trop de filles manquent encore de confiance en elles, on s’est dit qu’une cordée 100% féminine pouvait être une bonne approche pour commencer », explique Dorothée Lesnes, responsable du pôle féminin au sein de l’association.

Rayanne, 22 ans, étudiante en BTS, excitée à l’idée de partir, avoue tout de même qu’à J-deux-semaines du départ, le stress grandit un peu. « J’ai peur de craquer physiquement », lâche-t-elle. Même état d’esprit pour Selsabile qui « redoute les longues heures de marche ». Nourayat, elle, ne sait pas si elle va supporter le changement d’attitude.

Il faut dire que parmi toutes ces jeunes femmes, aucune n’est vraiment sportive. « Mais on s’entraîne dur », précise Nourayat qui a perdu 11 kilos en trois mois. Depuis février dernier, deux fois par semaine, en plus des footings ou des sorties à Fontainebleau, les futures Kilimandjaristes charbonnent sérieusement avec un coach sportif. Au programme, squats, pompes, travail de renforcement musculaire, gainage, circuit training …

« L’idée c’est qu’elles souffrent ici pour pouvoir être à l’aise là-bas », justifie Dorothée Lesnes« Quand on leur a expliqué le projet, on ne leur a pas menti. On leur a dit qu’il allait falloir gérer la haute altitude et devoir bien se préparer physiquement avant. On ne part pas gravir le Kilimandjaro les mains dans les poches », ajoute Dorothée Lesnes.

>> Lire aussi : « avec la volonté , on peut gravir des montagnes », le récit d’une ascension de l’Everest vécue par… l’auteur de l’article que vous êtes en train de lire et qui connait donc très bien l’intérêt de ce genre d’aventure