« Preludin Fugue » (Eric Clapton), analyse post attentat

“Un froid samedi soir de mai, et une nouvelle attaque, cette fois à Paris. Un peu plus d’un mois après les attentats de Carcassonne et Trèbes, un terroriste islamiste radical a donc de nouveau frappé. Son geste, revendiqué dans la nuit par l’Etat islamique, constitue une nouvelle preuve que la menace jihadiste n’a pas disparu. Conformément aux craintes, exprimées parfois depuis des mois sinon des années, elle est à la fois le fait de réelles cellules, parfois ambitieuses, et d’individus agissant de façon plus modeste mais pas moins meurtrière. A ce sujet, il serait bon que M. Fauvergue se rappelle des attentats de Barcelone et Cambrils et des fils qui remontent jusqu’en France avant de nous livrer son point de vue. Nous ne sommes nullement à l’abri d’attentats majeurs, et on ne remerciera jamais assez le fameux plombier de Villejuif.”

publié sur le blog “Terrosime, guérillas, strégtégies et autres activités humaines”,  le 13 mai 2018.  A signaler que sous le pseudonymme de Abou Djaffar, c’est un ancien analyste des services de renseignement français qui s’exprime

“Un de nos concitoyens est mort hier soir, d’autres ont été blessés, et l’onde de choc du traumatisme va toucher les dizaines de témoins. Il est bien trop tôt pour analyser le déroulement de cette nouvelle tragédie et il va falloir compter sur la presse pour sortir les éventuelles informations gênantes. A ce sujet, je suis d’ailleurs partagé : soit le terroriste était connu et a pu agir, et alors il y a eu erreur, mais les erreurs se corrigent – rarement, il est vrai ; soit il était réellement passé sous nos radars, et alors notre système a été lourdement pris en défaut, et c’est très embêtant. Nous le saurons bien assez tôt, et il faut, pour l’heure, penser à la personne assassinée hier et aux blessés, à leurs familles et à leurs proches. Ajout de 10h22 : Il nous faut aussi nous préparer au shit storm qui arrive, puisque le terroriste était « fiché S », selon la formule bien connue et dénuée de sens.

Troubles ahead

Il faut aussi saluer l’extrême réactivité des policiers, leur sang-froid, et leur professionnalisme Des progrès considérables ont été accomplis depuis le mois de janvier 2015, et l’attaquant d’hier a été neutralisé moins de dix minutes après le premier appel téléphonique à Police Secours. On est loin de certains échecs opérationnels, et on en connaît qui feraient mieux de ne pas nous raconter leurs exploits passés.