Nour, 14 ans : « j’enquête pour éviter les fake news « 

Pour s’informer, Nour oscille entre les réseaux et les médias traditionnels. Mais distinguer le vrai du faux sur Twitter, c’est un casse-tête !
témoignage publié sur le site zep.media publié le 04 2022
Je n’irai jamais sans réfléchir sur un média tel que Le Parisien et je doute que je sois la seule. J’aime m’informer à la fois sur les médias traditionnels et sur les réseaux, mais j’ai une grande préférence pour ces derniers. En tant qu’ado, c’est là où je me retrouve le plus. Pas que les médias traditionnels soient moins accessibles, mais c’est une question d’esthétique.

Le problème, primo, c’est qu’il y a des tonnes d’infos à la minute qui sont publiées… donc certaines se perdent dans le flux. Secundo, il faut parfois faire toute une « enquête » pour savoir si l’information est véridique ou si c’est une fake news. En 2016, avec la fameuse histoire des clowns tueurs, ma mère m’avait aidée à faire des recherches pour calmer ma peur et me montrer que c’était bidon, vu que je n’avais que 10-11 ans.

Quand je n’arrive pas à savoir si c’est une fake news, je regarde le média de la ville en question pour voir s’il y a un article dessus, aussi petit qu’il puisse être. Savoir que l’article a été vérifié par des professionnels avant d’être publié m’assure de la vérité de l’info. Le problème, c’est que, pour un média, l’information doit être jugée publiable. S’il y a une petite bataille de quartier, je doute qu’on la retrouve dans Mantes Actu dans les heures qui suivent, à moins que ça dégénère en fusillade ou en quelque chose de pire.

Trouver le post original d’une fake news…

Dans le cas où les médias n’en parlent pas, j’ai deux options qui s’ouvrent à moi. La première est de continuer à chercher sur les réseaux en regardant le nombre de partages du post en question (mais on n’est jamais à l’abri des bots), et voir s’il y a la moindre preuve.

Le problème est que, avec les fake news, un bon nombre de personnes tombent dans le panneau et partagent. Et si je veux retrouver le post original, ça peut prendre des heures car il risque d’être noyé dans le flux interminable que peut être internet.

La deuxième option est d’ignorer, tout simplement. Parfois, ça me saoule de chercher en vain si un post est vrai ou faux. Si je faisais ça avec tous ceux que je lis, ce serait une boucle infinie ! Parfois, c’est la flemmardise qui parle. Donc, quand ça m’énerve, j’arrête de jouer l’enquêtrice et je laisse le problème pour y revenir lorsqu’il est fini.