#Désinformation Six techniques pour vérifier une information sur un réseau social

Les réseaux sociaux nous poussent à partager des contenus parce qu’ils nous émeuvent, nous amusent ou nous indignent, même si on n’a pas toujours cherché (ou réussi) à les vérifier. De fait, il est bien souvent difficile de distinguer le vrai du faux, spécialement lorsqu’il s’agit d’une image ou d’une vidéo. Il existe pourtant des techniques simples pour ne plus se faire avoir, croire, ou pire, relayer une intox sans le savoir. L’équipe des Décodeurs en a choisi six réflexes qui permettent de vérifier une information

article publié par l’équipe des décodeurs du Monde, le 12 04 2019

1. Partir du principe que, par défaut, c’est faux

Lorsqu’on est face à un contenu qui ne présente ni source claire, ni élément probant – par exemple une affirmation dont on n’a pas la provenance, ou une citation attribuée à une personnalité sans précision sur le contexte dans lequel elle l’aurait prononcée, il vaut mieux considérer par défaut que c’est faux, plutôt que l’inverse –« dans le doute, j’ai partagé », une réflexion hélas trop souvent entendue.

2. Remonter à la source, croiser avec d’autres informations

Il est rare qu’une information émane directement d’un réseau social, elle a en général une origine externe : un média d’information, par exemple. Il faut tenter de trouver si un autre média que l’on connaît ou dans lequel on a confiance reprend la même information en des termes sensiblement identiques.

Si un média qu’on ne connaît pas diffuse une information qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, mieux vaut être méfiant. Bien entendu, il est possible qu’un seul internaute ou un seul blog ait un « scoop » qui aurait échappé à tous les médias sérieux et dotés de moyens conséquents. Mais cela reste exceptionnel.

3. Faire attention à la date de publication

Il arrive fréquemment que des internautes se fassent avoir par un autre élément clé : la date. Parmi les intox qu’on voit souvent circuler figurent des articles, des images ou des vidéos non pas erronées, mais anciennes. Un fait divers vieux de plusieurs années sera présenté comme actuel, par exemple, créant une confusion, qui peut avoir des conséquences non négligeables.

L’erreur est d’autant plus facile à commettre que l’article en question peut émaner d’une source sérieuse et reconnue mais être simplement ancien. En général, la date de publication d’un article de presse est mentionnée dès la zone du titre. On la trouve aussi parfois dans l’URL (l’adresse dans la barre du navigateur) de l’article.

4. Utiliser une recherche d’image inversée

Vérifier une image peut sembler plus laborieux. Pourtant il existe un outil qui permet de retrouver facilement du contexte : la recherche d’image inversée. Elle est possible via Google, soit directement à l’aide d’un clic droit si on utilise le navigateur Chrome (clic droit sur une image > « rechercher cette image sur Google »), soit en téléchargeant l’image sur son ordinateur, puis en allant sur images.google.com, en cliquant sur la petite icône en forme d’appareil photo à droite de la barre de recherche, puis en téléversant son image.