Norvège : les amours contrariées d’un ministre d’extrême droite et d’une réfugiée iranienne

Cela n’a pas suffi à convaincre, non seulement la Première ministre Erna Solberg, qui n’a pas apprécié d’avoir été tenue à l’écart, mais aussi ses camarades populistes, qui ont peu goûté son escapade iranienne. Le Parti du progrès (FRP), le mouvement anti-immigration qui a obtenu 16 % des suffrages exprimés aux dernières élections, s’est fait une spécialité de dénoncer « l’islamisation rampante » de la Norvège et réclame à cor et à cri l’expulsion immédiate des réfugiés dont la demande d’asile est rejetée. Or, la jolie Iranienne avait dû s’y reprendre à quatre fois avant d’obtenir le permis de résidence…

Le 13 août, l’imprudent a dû démissionner à la fois du gouvernement et de son poste de vice-président du Parti du progrès. « Je pense qu’il a pris la bonne décision », a froidement commenté la Première ministre. Per Sandberg a annoncé qu’il allait désormais utiliser son temps libre à écrire un livre avec sa dulcinée, sur le thème de l’amour et du voyage. Un sujet inépuisable.