Les infortunes de la ‘génération Windrush’ d’Angleterre profondément ressenties à travers la Caraïbe
Posté le 02.05.2018
Le SS Monte Rosa était en paquebot de ligne lancé en Allemagne en 1930. Pendant la 2e guerre mondiale, ce fut un navire de transport de troupes. A la fin de la guerre, il fut acheté par le Royaume-Uni et rebaptisé Empire Windrush. Le navire est connu pour avoir amené les premiers grands groupes d'immigrants des colonies britanniques de la Caraïbe au Royaume-Uni en 1948, d'où le nom de “Génération Windrush”. Photo par l'utilisateur de Flickr Alan, CC BY-NC-ND 2.0.
Father stretch my strands@nnboogie
The British bring us to the Caribbean to do unpaid labour and sexual services. Then they have us live here and work to pay taxes to them & keep them rich. Then they take us in their army to fight in WW2. Then they take us to England to rebuild it. Then they have us deported.
« Les Britanniques nous amènent dans les Antilles pour effectuer du travail non payé et des services sexuels. Puis ils nous font vivre ici pour leur payer des impôts et leur garder leur richesse. Puis ils nous prennent dans leur armée pour combattre dans la 2e guerre mondiale. Puis ils nous emmènent en Angleterre pour la reconstruire. Puis ils nous exulsent. »
Sur Facebook, un Jamaïcain d’ascendance britannique examine l’épineuse question de l’identité et des papiers, en Jamaïque mêm
On parle énormément de la génération Windrush à qui on demande de prouver leur statut. Mais en ce moment même on a quantité de gens en Jamaïque qui auraient du mal à prouver leur statut de Jamaïcains. En question, les naissances non déclarées, l’absence de carte d’électeur, de passeport, de titre de propriété, de numéro fiscal, de numéro de sécurité sociale, de compte bancaire. C’est plus répandu qu’on ne croit.
Quelle perversion de la part des responsables publics que de détruire délibérément les preuves de la manière dont les “sujets” de leurs anciennes colonies des Indes Occidentales sont arrivés en Grande-Bretagne, et de leur demander aujourd’hui, à eux et à leurs descendants, de prouver leur résidence continue. Quelle malhonnêteté : dépouiller les gens de leur droit et profiter de leurs vulnérabilités, y compris l’absence de citoyenneté de certains.