“Des Territoires Aux Grandes Écoles”, l’association qui facilite l’accès aux études supérieures

“Après avoir recueilli les témoignages de jeunes des 4 coins de la France, nous avons constaté qu’ils faisaient face aux mêmes difficultés. Cette difficulté d’accès aux filières sélectives était en fait un problème national. Or, les initiatives institutionnelles vont systématiquement vers les zones urbaines et non vers les territoires.”

D’une association à une fédération

C’est donc en toute logique que se crée en 2017 la fédération « Des Territoires Aux Grandes Écoles », qui aujourd’hui rassemble 23 associations, puis 30 d’ici la fin de l’année 2020. Chacun des associations est construite à l’échelle départementale en métropole et dans les territoires ultramarins où les problématiques sont encore plus intenses.

“Chaque équipe est autonome sur son territoire. Nous avons un guide commun : la mise en place de témoignages de nos étudiants dans l’ensemble des lycées des territoires chaque année. Des dispositifs de bourses financés par des entrepreneurs locaux sont également mis en place. En donnant un coup de “booster”, ils contribuent à créer les cadres de demain sur le territoire.”

Toutes ces associations sont composées de bénévoles, étudiants ou jeunes actifs, l’objectif de l’équipe n’étant pas de “devenir des pros de l’égalité des chances”.

“Il n’y a rien de plus naturel, quand on a eu de la chance, que de vouloir se rendre utile et tendre la main à ceux qui viennent après nous. Notre vision : construire un mouvement de jeunes des territoires au niveau national et faire en sorte d’engager ces jeunes afin qu’ils soient le moteur de demain.”

Aujourd’hui, “Des Territoires aux grandes écoles” regroupe une trentaine de personnes dans l’équipe nationale et plus de 1000 adhérents, grâce à un recrutement principalement porté par le bouche à oreille. Présents dans les grandes écoles, des comités rassemble les adhérents pour animer la vie du campus et porter la problématique des territoires dans les grandes écoles.

Contourner “le mur de l’indifférence”

Avec un développement aussi rapide s’est posée la question des perspectives.

“Nos objectifs sont de structurer et pérenniser la fédération, et de développer le nombre de départements couverts. Nous avons également la volonté d’étendre les budgets de bourse au niveau national pour les jeunes ruraux, tout en essayant de récolter des fonds en complément des entrepreneurs locaux pour donner un coup de pouce aux jeunes (grandes fondations, entreprise, grandes écoles…)”

Mais ces ambitions s’accompagnent de freins. Les nombreux rendez-vous auprès de cabinets ministériels ont validé leur conviction que les avancées viendront des territoires plus que des hautes instances.