Pass Culture, la phase d’expérimentation commence dans 5 départements

Après quelques retards à l’allumage  le Pass Culture, promesse de campagne d’Emmanuel Macron entre en cette fin octobre  en phase d’expérimentation dans 5 départements,  le Bas-Rhin, l’Hérault, la Seine-Saint-Denis le Finistère et la Guyane. Pour faire partie des 10 000 premiers jeunes à pouvoir bénéficier de cet « à valoir culturel » de 500€, rendez-vous vite sur le site du pass pour vous inscrire

Pour vous faire une idée plus précise du dispositif et de son usage possible, voyez ci-dessous les scénarios envisagés par le journal 20 minutes  au moment de la présentation du Pass 

Le principe du Pass : une somme d’argent qui ne demande qu’à être dépensée.

L’idée est de laisser le jeune piocher dans l’appli, sorte de catalogue culturel géolocalisé, et voir comment dépenser son crédit. Tous les paramétrages ne sont pas encore définis, les partenaires pas forcément tous trouvés. Mais quand bien même, que pourrait-on faire avec 500 euros ? 20 Minutes se projette, sort la calculette et imagine de possibles emplettes.

Festival d’opportunités. Les premières choses auxquelles on pense sont forcément les plus évidentes : cinéma, concerts, musées… Imaginer le nombre de sorties qu’il sera possible de payer. Sans compter les locations de livres, DVD et jeux vidéo que l’on pourra faire à la médiathèque.

L’addition (attention, on a fait une moyenne des tarifs) :
Deux séances de cinéma par mois = 204 euros
Un concert à la salle de concert La Laiterie = 25 euros
Un week-end de gaming à Drusenheim = 5 euros
Un forfait 3 jours au Summer vibration reggae festival de Sélestat = 60 euros
Un forfait 3 jours aux Décibulles de Neuve-Eglise = 58 euros
Un abonnement annuel au réseau des médiathèques et bibliothèques = 26 euros
Un abonnement annuel au Point d’Eau d’Ostwald = 120 euros

Des explorations. Et si vous profitiez de cette somme d’argent pour découvrir une culture a priori éloignée de vos centres d’intérêt, pour pousser la porte d’établissements devant lesquels vous ne vous arrêtiez pas ? Expérimenter la science ou tutoyer les étoiles, découvrir la musique classique ou vivre une véritable catharsis au théâtre, apprivoiser le théâtre régional, voire dans un autre genre encore faire un devoir de mémoire par le prisme de la culture.

L’addition
Dix entrées dans l’an au Vaisseau, cité des sciences bas-rhinoise = 60 euros
Une journée et une nuit au planétarium = 12 euros
Une création au Théâtre national de Strasbourg = 28 euros
Une pièce au Maillon = 24 euros
Un dîner sur scène à l’opéra national du Rhin = 100 euros
Un abonnement à l’Orchestre philharmonique de Strasbourg = 235 euros
Une tranche de rire avec la Revue Scoute = 29 euros
Une visite le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof = 6 euros
Une entrée au musée de l’Abri, vestige de la Ligne Maginot à Hatten = 7 euros

En pratique. La ministre de la Culture l’a affirmé, le crédit ne sert pas qu’à l’achat d’un produit : « Ça pourra très bien être un cours de hip-hop », a cité en exemple Françoise Nyssen. C’est vrai, les acteurs culturels proposent bon nombre de formations, workshop et autres cursus dans leurs murs. De quoi même faire avancer son projet professionnel. Bref, il n’y a plus qu’à choisir…

L’addition
Une journée de workshop à la Haute école des arts du Rhin = 250 euros
Un cycle de cours de cuisine pour étudiants = 5 euros
Un atelier d’initiation à la musique électro au Shadok = 5 euros
Louer un studio d’enregistrement pendant une journée = 260 euros

A travers l’écran. Et la culture numérique, digitale, on en fait quoi ? Faut-il intégrer dans ce catalogue géolocalisé Deezer, Spotify, Netflix, Amazon, etc ? Le ministère de la Culture n’a pas encore tranché. Mais 20 Minutes y a quand même pensé.

L’addition
Un an d’abonnement standard à Netflix = 132 euros
Un an d’abonnement à Deezer ou Spotify = 120 euros
Acheter une liseuse numérique = 100 euros
Et pour le reste ? Pourquoi ne pas soutenir un projet culturel sur un financement participatif ou acheter une œuvre d’art en ligne, puisqu’on a trouvé des aquarelles pour une centaine d’euros.