Paris. Le pavillon Bourguiba recevra bientôt les étudiants tunisiens

C’est notamment pour subvenir au manque de logements universitaires qu’est sorti de terre le pavillon  Bourguiba à la cité universitaire de Paris.

article Par F. Duhamel publié sur le site lecourrierdelatlas.com, le 30 01 2020

Répondre à la demande

A la cité universitaire, non loin de la Maison de la Tunisie, a été érigé un bâtiment dont toutes les faces sont couvertes de motifs calligraphiques métallisés. Il s’agit du Pavillon Habib Bourguiba dont l’ouverture aux étudiants tunisiens est prévue pour début avril prochain.

« L’idée de construire ce pavillon est venue parce qu’il y a une très forte demande de logements universitaires à Paris. Dans l’actuel pavillon date de 1953, nous n’avons que 200 chambres alors que nous avons régulièrement entre 700 et 1000 demandes chaque année », confie le directeur de la Fondation de la Maison de la Tunisie Tahar Battikh.

Coopération France-Tunisie

Un projet très ambitieux qui aura coûté la bagatelle de 23,5 millions d’euros, l’Etat tunisien participant à hauteur de 5 millions d’euros.

Outre le budget, c’est la coopération franco-tunisienne voulue et mise en avant par la Fondation de la Maison de la Tunisie : « C’était une volonté du conseil d’administration, qui a jugé utile de faire participer un bureau d’architecture tunisien pour avoir une touche tunisienne dans l’allure du pavillon », selon M. Battikh.

Exploration Architecture et Lamine Ben Hibet ainsi que les bureaux d’études OTE, Otelio, BEGC sont notamment à créditer de cet édifice à l’intérieur duquel la décoration fera des rappels à l’architecture tunisienne.

Calligraphie

Ayant également pris part à la réalisation du pavillon Habib Bourguiba, la galerie Itinerrance était en charge de la direction artistique.

Cette galerie parisienne, spécialiste de l’art urbain, a confié à Shoof, artiste calligraphe tunisien, « la réalisation d’un lettrage représentant non pas un texte mais l’essence même de l’écriture arabe ».

Ce n’est pas la première fois que la galerie collabore dans un projet concernant la Tunisie puisque, en 2014, elle avait transformé le village d’Erriadh en véritable musée à ciel ouvert baptisé « Djerbahood ».

A cette occasion, 150 street-artistes de 30 nationalités différentes avaient contribué à cette grande première.