Missels brûlés, statue jetée à terre : dégradations et souillures dans une église de Tarbes

Missels brûlés, excréments répandus, micro arraché, statue jetée à terre, extincteur vidé sur les bancs des fidèles. A Tarbes mercredi après-midi, 2 individus ont commis des dégradations et souillé l’église Saint-Jean du centre-ville. La population du chef-lieu est sous le choc.

article de Olivier Montariol, publié sur le site france3-regions.francetvinfo.fr le 21 11 2019

Des livres de messe déchirés et brûlés, d’autres souillés par des excréments, une croix jetée au sol, des fils de micro arrachés, un extincteur vidé, une statue jetée sur les bancs des fidèles : tels sont les dégâts découverts par Janine, une fidèle venue se recueillir.
Mercredi en début d’après-midi, 2 individus ont pénétré dans l’église St Jean de Tarbes, pour commettre ces dégradations dans cette église située en plein centre de la préfecture des Hautes-Pyrénées.

Eglise souillée, pas profanée

Selon Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et de Lourdes, les dégradations ne constituent pas une profanation au pur sens religieux du terme.
Ce mot est employé en effet seulement quand des objets liturgiques – autel, tabernacle, objets servant aux offices – sont dégradés ou volés. Les missels brûlés n’en font pas partie
Il s’agit dans ce cas-ci d’exactions et de souillures commises contre un lieu de culte.

Le maire de Tarbes, Gérard Trémège et le préfet des Hautes-Pyrénées ont témoigné de leur solidarité avec les fidèles catholiques, frappés par cet événement.
Il ne faut pas banaliser ces actes. Le respect des croyances et des convictions de toute nature doit être absolu
a indiqué le préfet des Hautes Pyrénées Brice Blondel. Sans établir de relations entre les faits – tant les modes d’action sont différents – il faut rappeler que d’autres dégradations  ont déjà été signalées dans les alentours : le saccage d’un temple maçonnique à Tarbes en début d’année, et plus récemment un vol de trésor dans la cathédrale Sainte-Marie à Oloron (Pyrénées-Atlantiques).