Des fillettes transformées en bombes humaines par Boko Haram au Nigeria

Les djihadistes du groupe nigérian Boko Haram ont utilisé des fillettes pour perpétrer des attentats-suicides suivis d’attaques à la grenade qui ont fait au moins 31 morts dans le nord-est du Nigeria, a indiqué à l’AFP un responsable local. « On s’est rendu compte que les attaques-suicides avaient été perpétrées par six fillettes dont les têtes arrachées ont été retrouvées sur les lieux du drame par des secouristes. Elles avaient entre 7 et 10 ans », a précisé un responsable du gouvernement local sous couvert de l’anonymat.

Article publié par lLe Monde Afrique, le 18 06 2018 

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Lors des deux attaques-suicides à Damboa dans l’Etat de Borno dans la nuit de samedi à dimanche, « 31 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées », a déclaré un membre d’une milice locale, Babakura Kolo. Les attaques ont visé des personnes qui venaient de célébrer la fête de l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan.

Plus de 20 000 morts depuis neuf ans

Un responsable du gouvernement local, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé le bilan des victimes. « Le dernier bilan fait état de 31 morts mais celui-ci pourrait grimper car il y a de nombreuses personnes blessées qui risquent de ne pas survivre », a déclaré ce responsable soulignant qu’un grand nombre de personnes avaient été blessées par des tirs de roquettes deux minutes après la double attaque-suicide.

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Le 1er mai, au moins 86 personnes ont été tuées dans deux attentats-suicides visant une mosquée et un marché dans la ville de Mubi, dans l’Etat voisin de l’Adamawa.

Depuis neuf ans, l’insurrection islamiste a fait plus de 20 000 morts dans la région et s’est répandue du nord-est du Nigeria jusqu’au Niger, au Tchad et au Cameroun, créant une grave crise humanitaire. Le conflit a fait environ 2,6 millions de déplacés au Nigeria.