Aux États-Unis, 83 % des lycéens les plus doués en science sont des enfants d’immigrés

Sur les 40 finalistes de l’édition 2016, 33 jeunes avaient au moins un parent né ailleurs qu’aux États-Unis. Pour cette édition, leurs pays d’origine étaient la Chine, le Nigéria, l’Inde, l’Iran, Chypre, le Canada, le Japon, Singapour, la Corée du Sud et Taiwan. Mais 2016 ne fait pas figure d’exception, comme le rappelle l’étude de la NFAP. En 2004 en effet, 60 % des finalistes du concours étaient déjà des enfants d’immigrés. Ils étaient 70 % en 2011.

Une démarche politique

Comme l’explique Stuart Anderson, le rédacteur de cette étude, « ces enfants exceptionnels n’auraient jamais été en Amérique si on avait refusé à leurs parents l’accès aux États-Unis. » Un tacle subtil au président américain Donald Trump, qui avait signé une semaine après son investiture, un décret anti-immigration interdisant l’entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane (l’Irak, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen). Le décret a été suspendu par une juge fédérale américaine, mais Donald Trump a depuis revu sa copie, afin qu’il soit appliqué.

« Aujourd’hui, l’administration Trump et certains membres du Congrès aimeraient imposer de nouvelles restrictions à l’immigration légale, qui incluent les immigrants hautement qualifiés. Mais ces législateurs devraient noter qu’un des bénéfices sous-estimés de ces travailleurs étrangers est la contribution apportée par leurs enfants », conclut le rapporteur de l’étude.

Ecrit par Cyrielle Bedu. Publié sur Konbini, le 14/03/2017