Une ancienne réfugiée musulmane de Bosnie consacrée Miss Australie

Couronnée reine de beauté sur la scène brillant de mille feux de Miss Australie, ce prodigieux tremplin vers la notoriété, Esma Voloder, 25 ans, la seule et unique prétendante musulmane au diadème si convoité, rayonnait de bonheur à l’annonce de sa consécration, en ayant une pensée émue pour sa famille.

L’heure de gloire de cette jeune femme née dans un camp de réfugiés bosniaques – ses parents ayant réussi à fuir l’horreur de l’épuration ethnique perpétrée en plein cœur de l’Europe avant de s’installer sous des cieux australiens plus cléments – a sonné vendredi soir, à Melbourne, devant des millions de téléspectateurs.

Diplômée en psychologie, Esma Voloder est une tête bien faite qui, loin de se laisser étourdir par le tourbillon de la célébrité fulgurante, veut utiliser son titre pour tordre le cou aux stéréotypes accolés à sa religion et aux enseignements coraniques auxquels elle est très attachée.

La nouvelle Miss Australie 2017 ne se contentera pas d’être une énième ambassadrice de charme, dont la beauté de l’âme serait éclipsée par le culte voué à la beauté extérieure. Elle a déjà donné le ton de la mission dont elle se sent pleinement investie, en faveur de la promotion du vrai visage de l’islam.

« L’islam que je connais, c’est-à-dire puisé dans le Coran, je ne l’associe pas à des actes abominables qui se produisent à travers le monde. Les gens ont tendance à blâmer la religion pour les atrocités qui se produisent, mais si nous le faisons, nous exonérons de leur responsabilité les individus qui les ont commises », a-t-elle déclaré dans un entretien à Arab News.

« Beaucoup de choses ont été mal interprétées à propos de l’islam. Le Coran condamne les crimes qui ôtent la vie à des innocents. L’islam est une religion de paix, invitant à l’unité, la prospérité et l’inclusion », a-t-elle souligné, en espérant être une source d’inspiration pour de nombreuses jeunes filles qui désespèrent de voir leurs rêves devenir réalité.

Publié le 20/07/2017 sur l’Oumma