Le redoublement va faire son retour à l’école

Le ministre de l’Éducation nationale a dévoilé dans Le Parisien son intention d’autoriser de nouveau le redoublement à l’école “dès l’année scolaire 2017-2018”.

Le 8 juin 2017, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a indiqué dans un entretien accordé au Parisien son intention de rétablir le redoublement à l’école, et ce dès l’année scolaire 2017-2018. L’ancienne pensionnaire de la rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem, avait signé en novembre 2014 un décret actant non pas la suppression mais le “caractère exceptionnel” du redoublement, réduisant considérablement la possibilité d’y recourir. Ainsi, le redoublement pouvait être justifié par “le fait que l’élève ait eu une rupture scolaire assez longue pour des raisons de maladie ou des raisons familiales” ou “le fait que l’élève arrive à une année qui est un palier d’orientation et qu’il n’a pas réussi à obtenir le choix qu’il avait fait”.

Qualifiant d'”absurde” cette décision, le successeur de Najat Vallaud-Belkacem a expliqué vouloir réintroduire le recours au redoublement, en précisant toutefois que, selon lui, “la première des réponses réside dans l’accompagnement tout au long de l’année et dans les stages de soutien que [le ministère crée].” M. Blanquer a également indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un “virage absolu mais [d’]une inflexion importante” :

“Il n’est pas normal d’interdire le redoublement. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards. […] Mais, le redoublement doit rester possible quand c’est dans l’intérêt de l’élève, et dans des cas qui doivent rester rares.”

Joint par RMC, le secrétaire général du syndicat des enseignants SE-UNSA, Stéphane Crochet, a expliqué être en désaccord avec l’annonce du ministre :

“Autoriser à nouveau le redoublement n’est pas une bonne chose. Plus précisément, ce qui est une mauvaise chose, c’est de faire des annonces sur le redoublement et que l’on mette ce sujet à la une comme s’il y avait aujourd’hui [une] polémique sur le redoublement. Aujourd’hui, le redoublement n’est pas interdit. Il est exceptionnel et il doit le rester.”

Par  . Publié sur Konbini, le 08/06/2017