Réactions unanimes à l'”opération anti-migrants” de l’extrême droite dans les Pyrénées

Plusieurs élus d’Occitanie, dont la présidente socialiste de région Carole Delga, ont dénoncé mardi 19 janvier 2021 une opération anti-migrants illégale » de Génération identitaire entre Luchon (Haute-Garonne) et l’Espagne en demandant des sanctions.

informations reprises de dépêches de l’AFP et d’articles du Point et de France 3 occitanie  publiés le 19 01 2021

Mardi, une trentaine de personnes « dans des voitures sérigraphiées Défend Europe » se sont installées au col du Portillon, certains sont « partis en randonnée » et utilisant « un drone » pour surveiller la frontière, a indiqué la gendarmerie. Selon un message du groupuscule d’extrême droite  posté sur les réseaux sociaux, cette campagne baptisée « Défend Europe » entend lutter à contre le « risque terroriste  et migratoire dans les Pyrénées » !

« Cette opération anti-migrants, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le “buzz” médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine », ont dénoncé dans un communiqué commun Carole Delga, le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne Georges Méric (PS), le député de Haute-Garonne Joël Aviragnet (PS) et le maire de Luchon Éric Azemar (sans étiquette).
Ces élus demandent « au préfet de la Haute-Garonne de mettre fin fermement et sans délai à ce coup de force, indigne et contraire aux valeurs de la République et de notre territoire », réclamant que des poursuites soient engagées contre les instigateurs qui avaient mené une opération similaire dans les Alpes, rappellent-ils. Ils demandent également au ministère de l’Intérieur de dissoudre « ce groupuscule d’extrême droite violent et dangereux ».

La colère du préfet
De son côté, le préfet de région « a fermement » condamné en fin d’après-midi ces actions « purement symboliques qui n’ont provoqué aucun trouble à l’ordre public, mais qui ont mobilisé inutilement les forces de l’ordre, les détournant de leur mission de surveillance de la frontière », a-t-il souligné dans un communiqué.