Le voile ne serait pas une obligation islamique, l’Université al-Azhar a statué

La prestigieuse université égyptienne al-Azhar, Vatican de l’Islam sunnite, vient de statuer sur le débat autour du port du voile. L’instance a officiellement validé le doctorat défendue par Cheikh Mustafa Mohamed Rached. C’est clair, net et précis, le port du voile serait plus une habitude enracinée qu’un devoir religieux dicté par Dieu.

Le doctorant, démontre de façon structurée et étoffée que le hijab n’a d’islamique que les « bonnes intentions » de ceux qui en prônent le port.

En passant au crible les versets du Coran en rapport avec le voile, ainsi que l’unique citation de la Tradition supposée corroborer tels versets, soit le même corpus servant de support aux prédicateurs du hijab,  le doctorant  nous convainc à bon droit le voile n’est pas une obligation islamique.

Le port du voile fonde son credo sur une présumée prescription de « couvrir la tête », alors que le Coran ne mentionne nulle part telle prescription. Il y a néanmoins une fratrie de cheiks qui a tenu à en faire une obligation et considérer celle-ci comme l’un des principaux piliers de l’islam. Ces cheikhs altèrent de la sorte les fins de la charia islamique et passent à côté de l’interprétation correcte des Textes.

Refusant toute approche rationnelle de ceux-ci, ils s’attachent bien plus à une translation statique fondée sur la lecture littérale et non soumise à la raison. De surcroît, ils décontextualisnt les Textes et interprètent ceux-ci selon leurs caprices. Les sourates sont censées s’interpréter en vertu de leur contexte historique et en rapport avec les raisons ayant motivé leur révélation. Or ces cheikhs s’arrêtent au niveau strictement littéral des sourates et omettent fâcheusement ce qui fut aux origines de leur révélation.

Enfin le voile est levé sur une polémique qui a défrayé les chroniques en ces temps où les wahabbo-salafistes couvrent de billets verts tous ceux, à travers le monde, qui acceptent de prêcher l’obscurantisme

Publié le 02/07/2017 sur CNP News et sur L’Expression (médias algériens)