Pourquoi je suis sorti de « l’islam des quartiers »

Il y’a eu de multiples réponses et de multiples causes a mon choix d’ouvrir les yeux sur ce dogme que j’avais embrassé et que je ressentais désormais comme une prison plus que comme un émancipation. Cependant, les réponses les plus déterminantes ont été qu’à la vérité je me rendais compte que je ne suivais pas réellement les prescriptions de Dieu mais plutôt les prescriptions de ses « ventriloques »auto-proclamés et que je ne voyais aucune justification dans les textes du « bagage traditionnelle »que l’on tentait de me transmettre et de m’imposer, parfois. Je cherchais à fuir le suivisme capitaliste et ses myriades d’illusions et j’ai adopté le suivisme religieux le plus avilissant et…..ses illusions.

Je me souviens d’une fois où une personne, que je tenais en haute estime, alors que je venais de refuser un éventuel mariage avec sa fille (j’étais déjà avec ma princesse et femme actuelle et mon cœur est très puissant dans la chaîne de décision chez moi), me dit « Marouane (c’était mon surnom à l’époque) a voulu devenir un arabe et il a échoué….. » Cette phrase a été un électrochoc glaçant pour moi, je n’ai jamais cherché à être un « arabe » je suis français depuis toujours et fière de l’être depuis toujours, en revenche j’ai cherché une « voie » dans l’islam qui s’est présenté à moi, mais ça personne ne l’a vu, personne ne l’a compris, était-ce important pour quelqu’un d’autre que pour moi ?

Je cherchais à fuir le suivisme capitaliste et j’ai adopté le suivisme religieux.

D’ailleurs le comportement des « croyants » que je côtoyais ne me paraissaient pas être d’une haute éthique, pire j’avais vu des athées avec plus de valeurs morales, ce fût une énorme déception pour moi, comment un dogme aussi légaliste peu t’il donner des comportements aussi médiocre ?

J’ai suivi des hommes et des institutions religieuses construites et tenues par des hommes sans m’en rendre compte alors que je refusais de suivre les hommes et leurs institutions, L’Islam des quartiers, en tant qu’institution religieuse, m’avait eu avec ses illusions et ses fausses promesses. J’ai naïvement cru que je suivais un corpus sacré parce que divin, en réalité je suivais la sacralisation de réflexions et d’interprétations profondément humaines…. et donc aussi perfectibles que les réflexions humaines les plus communes.

J’ai naïvement cru que je suivais un corpus sacré parceque divin alors que je suivais la sacralisation de réflexions et d’interprétations profondément humaines….

A ce moment j’ai compris que LA vérité n’existe pas. J’ai compris que le chemin vers Dieu est un voyage, une direction, une recherche, une introversion et non un corpus idéologique, légaliste, avec une légitimité « magique », ou une perfection comportementale figée à atteindre par le mimétisme quotidien le plus strict. Au contraire le chemin vers Dieu est un comportement mobile, « plastique », qui embrasse tous les contextes par la direction éthique qu’il propose par l’expérience de Vie.

En vérité j’ai abandonné des concepts d’hommes pour suivre d’autres concept d’homme……

La seul chose positive que je garde de cette époque est la prière qui m’a appris l’introspection quotidienne et intense. Ces moments m’ont beaucoup appaisé et réconforté n’en déplaise aux athées les plus forcenés.