Les meilleurs sites de la fachosphère et de la complosphère

Ce dernier est en effet partout et comme l’indique la photo ci-joint, l’idéologue aurait « toujours raison ». Le culte de la personnalité est telle que le site propose même des autocollants « Soral a raison », au nom de la contre-culture qu’il entend mettre en place.

Fervent supporter de Trump, le site décrit Simone Veil comme une « militante sioniste ».  L’ancienne ministre de la justice est décrite comme étant à l’origine de « la réforme du droit à l’IVG en 1975, qui déchaînera les passions et débouchera sur 200 000 naissances en moins par an. Que Giscard compensera par 200 000 immigrés, grâce au regroupement familial ».

Patrick Cohen, l’animateur de France Inter et à la tête de la matinale la plus écoutée en France est décrit comme un « socialosioniste qui aurait pris la radio en otage » et le site le met sur « Liste noire ». 

Bien sûr comme souvent chez l’extrême droite, le mythe des francs-maçons est omniprésent et l’on retrouve souvent des thèses négationnistes concernant la Shoah.

3. Boulevard Voltaire

Classé à l’extrême droite, Boulevard Voltaire a notamment été condamné le 18 novembre 2014 pour « incitation à la « discrimination et à la haine contre l’ensemble des musulmans ». En cause ? Un article intitulé « Que faire des musulmans une fois le Coran Interdit ? » qui appelait tranquillement à « tirer dans le tas ».

Deux journalistes sont à l’origine de Boulevard Voltaire : si le nom de Dominique Jamet (81 ans, ex-journaliste à France-Soir et RMC, qui a démissionné de Boulevard Voltaire en 2016) n’est peut-être pas familier, Robert Ménard a suffisamment fait parler de lui dans les médias.

Un temps engagé à gauche, l’ancien président de Reporters Sans Frontières est devenu une figure de l’extrême-droite. Il n’est pas membre du Front National (avec qui il est désormais brouillé), mais c’est avec son soutien qu’il a été nommé maire de Béziers en 2014. Charmante ville occitane dont il s’est appliqué à faire la promotion des médias, du fichage ethnique des enfants sur la base de leur nom (une enquête classée sans suites) à sa guerre contre les kebabs au nom des « traditions judéo-chrétiennes ».

4. TV Libertés

Un peu de télévision maintenant. Lancée en 2014, TV Libertés est une chaîne en ligne, hébergée sur Youtube (désormais rejointe par Euro Libertés, qui fait de la « ré-information » sur l’Europe et par Radio Libertés…Bon, vous avez compris.)

« 1ere chaîne de réinformation », « ouvertement pour la défense et la promotion de la culture et de l’esprit français au cœur des nations européennes », TV Libertés a ce mérite : on y croirait presque. Revendiquant près d’1 million de budget, uniquement des dons, la chaîne se permet des allures très professionnelles. Mais le contenu ne s’y trompe pas : on y invite exclusivement des partisans de la droite dure : Christine Boutin, Henri Gaino, Marion Maréchal-Le Pen ou encore Alain de Benoist (intellectuel « ethno-différentialiste »).