Quand les Italiens débarquaient clandestinement sur les côtes tunisiennes…

Parmi la communauté italienne qui a le plus migré vers la Tunisie, on retrouve principalement la communauté sicilienne à cause de problèmes dont souffrait l’île: “Elle souffrait de problèmes économiques et sociaux qui provoquaient une ‘surpopulation’ ” note Lamel Jerfel.

D’ailleurs, l’écrivain et romancier tunisien, Kamel Riahi, avait en août 2017 décrit sur sa page Facebook comment il est tombé sur l’article en question, y ajoutant plein de croustillants détails.

 

Kamel Riahi, s’adressant à “Lisa” dans une sorte de mémoires appelés “Mémoire de Lisa”, fait part de son excitation par cette trouvaille, qui avait coïncidé avec la traduction vers l’italien de son roman à succès “Le Scalpel”.

Plus impressionnant encore, Riahi affirme que le traducteur de son roman n’est autre que le petit-fils d’un de ces clandestins italiens capturés en 1947.

Il raconte comment le grand père de ce traducteur, fuyant la Mafia italienne, avait fait le tour du monde à la recherche d’un endroit où s’installer. Après une période aux États-unis, il a fini par s’établir en Tunisie, où il avait vécu quelques temps avant d’être pourchassé par la Mafia, et devoir fuir à nouveau pour mourir ailleurs.

“C’est probablement pour ça que son petit-fils montre un intérêt pour la langue arabe” écrit Riahi dans sa publication.

Un drame a marqué le pays ces derniers jours après le naufrage d’une embarcation clandestine au large des côtes de Kerkennah, faisant au moins 56 morts, et plusieurs disparus, d’un total de 180 migrants à bord.

Après l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités dans cette tragédie, 10 responsables sécuritaires ont été limogés.

Au lendemain du naufrage, la déclaration du ministre de l’Intérieur italien qui avait pointé du doigt les migrants tunisiens les traitant de criminels n’a fait qu’attiser le feu.  Des députés ont ainsi annoncé leur intention de demander au gouvernement italien des excuses officielles.

Le ministère des Affaires étrangères, s’est aussi déclaré “vivement surpris” par les propos du ministre italien, considérant qui’ “ils ne reflètent pas le niveau de coopération entre les deux pays dans la lutte contre la migration irrégulière”.

Le ministère a également annoncé que l’ambassadeur d’Italie en Tunisie a été convoqué afin de lui faire part de la position de la Tunisie.