Le Havre: Dix jeunes lancent une campagne d’affichage contre la radicalisation

PREVENTION La campagne, visible à partir de mi-février, met en avant la vision personnelle de chaque créateur en fonction de sa propre vie… Article publié par « 20 minutes »

Dix jeunes âgés de 18 à 25 ans, originaires du Havre, se sont engagés contre la radicalisation en créant chacun une affiche pour une campagne de prévention, après l’appel à projet de la mission locale Le Havre Estuaire Littoral.

Cofinancée par la CAF (Caisse d’allocations familiales), le département de Seine-Maritime et le CGET (Commissariat général à l’égalité du territoire), cette initiative a permis aux jeunes de créer un message visuel tout personnel, relate Normandie Actu.

Faire passer un message

Le projet a été chapeauté par la compagnie de spectacle vivant Le temps qui sèche et son directeur artistique  Jérôme Boyer qui confie : « les affiches, c’est mon idée parce que je ne voulais pas présenter ça sous forme théâtrale. » Sur 120 jeunes, dix se sont finalement portés volontaires pour mener le projet à bien.

L'affiche de Sarah, 33 ans, pour lutter contre la radicalisation.
L’affiche de Sarah, 33 ans, pour lutter contre la radicalisation. – Cie Le temps qui sèche

L’objectif était pour eux de partager et échanger sur leur vision de la radicalisation, afin de produire des messages qui parlent à d’autres jeunes. Chloé, 18 ans, se demande sur son affiche « Dois-je faire le deuil de mon frère en vie ? ». De son côté, Anna a choisi d’affirmer « Pas de place pour la haine ! », tandis que Quentin assure « Moi, personne ne m’influence ! ».

L’espoir de « dépasser le territoire du Havre »

Tous ces jeunes artistes en herbe font tous partie du programme « garantie jeune », destiné à faciliter l’accès à l’emploi ou à la formation d’adolescents en situation de grande précarité.

L'affiche de Cassandra, 20 ans, pour lutter contre la radicalisation.
L’affiche de Cassandra, 20 ans, pour lutter contre la radicalisation. – Cie Le temps qui sèche

Une centaine d’affiches devraient être imprimées et affichées à partir de mi-février « dans des lieux publics comme les établissements scolaires, l’université et les bibliothèques ». Les responsables du projet espèrent pouvoir « dépasser le territoire du Havre » et toucher « un périmètre plus large ».